3 innovations qui révolutionnent le stockage des données

Juin 16, 2022 | Archi/Big Data

C’est un fait : à l’ère du Big Data, une organisation doit parfois stocker plusieurs dizaines de pétaoctets de données à elle toute seule, avec un besoin d’accès classifié, instantané et peu coûteux. Pour répondre à ces contraintes, le stockage flash est la norme, mais demain ? DataValue Consulting vous présente 3 innovations époustouflantes que vous intégrerez sûrement dans votre stratégie de stockage des données. Sans oublier un classique sans doute méconnu…

 

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La révolution du stockage de données sur ADN

Le stockage de données ADN est la technologie un peu folle dont tout le mode parle sur la planète data. Il s’agit d’encoder des données numériques directement sur de l’ADN (c’est-à-dire de l’acide désoxyribonucléique), avant de le synthétiser et de le placer dans un petit tube de quelques centimètres à peine.

L’ADN ayant 10 milliards de fois la densité d’un CD pour une durabilité de plusieurs millions d’années, il permettrait de remplacer les énormes serveurs par de minuscules petites boîtes dénuées de besoins énergétiques. Vous vous en doutez, le stockage sur ADN est ultra prometteur, mais il n’est pas encore abouti, notamment au niveau du coût et du temps de traitement beaucoup trop élevés à l’heure actuelle.

Le docteur Nick Goldman, directeur adjoint de la recherche au laboratoire européen de biologie moléculaire, estime toutefois qu’il commencera à être accessible d’ici 2025 à 2030. D’ailleurs, une entreprise américaine appelée Catalog a déjà affirmé avoir encodé la version anglophone de Wikipédia au sein d’un ADN artificiel (la durée de la manipulation n’a pas été révélée). Affaire à suivre, notamment du côté de Microsoft qui se positionne sur cette technologie en développant un système d’encodage sur ADN entièrement automatisé.

Un Rubik’s Cube pour augmenter la capacité de stockage de données 

Sur le même modèle que les QR Codes qui encodent et stockent des informations sur des surfaces pixelisées, des chercheurs américains et chinois développent actuellement un système pour encoder les données, cette fois-ci au sein de patterns de couleur disposés sur un cube en hydrogel. L’avantage est la capacité de stockage de données accrue puisque le cube est en trois dimensions, contrairement au QR Code qui est une surface plane en deux dimensions.

L’objet en question fonctionne comme un Rubik’s Cube, c’est-à-dire que vous déplacez les patterns de couleurs à volonté pour encoder de nouvelles données. Pour vous donner un chiffre, les chercheurs estiment qu’il existe environ 43 multiplié par 10 puissances 18 configurations de couleurs possibles dans un Rubik’s Cube, ce qui représente autant de volumes de données qu’il est possible de stocker sur ce petit support coloré. La technologie n’est pas encore aboutie, mais gageons que d’ici quelques années, un Rubik’s Cube trônera à côté de tous les ordinateurs, en lieu et place des disques durs externes.

Du verre nanostructuré pour une conservation illimitée

Encore plus fort, des chercheurs de l’Université de Southampton sont en train de développer un support de stockage de données miniaturisé composé d’une nanostructure en verre. Ce disque dur de quelques millimètres s’appelle « technologie 5D » (pour 5 dimensions).

Lorsqu’il sera achevé, il pourra stocker 360 TB à température ambiante durant… des milliards d’années ! En outre, il résistera à toutes sortes de réactions chimiques et à des températures grimpant jusqu’à 1000 degrés.

La bande magnétique, valeur sûre d’IBM pour le stockage des données

Enfin, si l’on en croit le CTO d’IBM Dong Xie, l’avenir du stockage de données est tout simplement la bande magnétique. Cela fait 50 ans que ce support est utilisé et plébiscité pour sa capacité, son prix attractif ou encore pour sa durabilité pouvant aller de 30 à 50 ans. Toutefois, alors que le volume mondial des données devrait atteindre 175 ZB d’ici 2025* (contre 33 en 2018), Dong Xie recommande de l’intégrer à une stratégie multi supports pour rendre le stockage plus efficace, comme le FLAPE, par exemple, qui est un mix entre la bande magnétique et le stockage flash.

Actuellement, près de 80 % des données des datas centers sont stockées sur bande magnétique.

*Estimation issue d’une étude IDC

Conclusion

Comme vous pouvez le constater, le futur nous réserve des solutions inédites et époustouflantes en matière de stockage de données. Finalement, quel que soit le support utilisé aujourd’hui ou demain, les défis du data scientist restent les mêmes : le classement fiable, optimal et rapide avec un accès instantané, la durabilité du support, le coût bas et bien sûr, un stockage maximum sur une surface minimum.

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